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Sous un grand ciel bleu – Anna Mc Partlin

Sous un grand ciel bleu – Anna Mc Partlin

Quatrième de couverture :

Rabbit Hayes est morte, laissant derrière elle une famille brisée par le chagrin. Désespérée, sa mère Molly se questionne sur sa foi tandis que son père Jack s’enferme dans le grenier durant des heures pour se perdre dans ses journaux intimes. Et peut-être son passé.

C’est à Davey, son frère, qu’on confie la garde de Juliet, douze ans, que Rabbit élevait seule. Mais comment aider Juliet à surmonter son chagrin quand lui-même parvient à peine à faire face au sien ?

Il faudra du temps et beaucoup de courage aux Hayes pour réinventer leur vie ensemble. Mais le souvenir radieux de Rabbit et l’amour inconditionnel qui relie chaque membre de cette famille peu conventionnelle sauront leur faire traverser cette épreuve. Il y aura des sourires qui transperceront la tragédie et beaucoup, beaucoup de fantaisie pour que chacun profite pleinement de cette vie, comme Rabbit l’aurait voulu.

Mon avis :

Ils sont rares ces livres, capables de nous bouleverser encore, bien des années après. Tel est le cas pour les Derniers jours de Rabbit Hayes. Rien que d’y penser et d’en parler, l’émotion reste vive. Me replonger dans les souvenirs de cette histoire qui m’a marquée à jamais, gravée dans mon esprit avec beaucoup de force. Il est des histoires qu’on vit avec ses tripes entièrement et qui demeurent inoubliables.

Je referme les pages de ce nouveau livre les larmes aux yeux. Mais heureuse que l’auteure nous ait offert ces retrouvailles…que j’espérais secrètement. La famille Hayes va véritablement me manquer, tant je me suis attachée à chacun d’entre eux. J’ai avalé les 500 pages rapidement, tant il m’a été impossible de lâcher cette famille au grand cœur, un brin loufoque qui m’a fait passer du rire aux larmes avec une facilité déconcertante.

Si vous n’avez pas lu les Derniers jours de Rabbit Hayes, je vous le conseille fortement, pour vous imprégner totalement de ce que fût sa vie, comprendre la femme qu’elle a été, ses engagements, sa personnalité généreuse et pleine de joie de vivre. Pour ressentir cette émotion accrochée au corps, à travers ces deux fabuleux ouvrages. L’un ne va pas sans l’autre. Vous ne regretterez pas un seul instant de partager le quotidien de cette famille qui va vous faire vivre un véritable ascenseur émotionnel.

La mort de Rabbit Hayes va plonger tous ceux qui l’aimaient dans un vide abyssal et dans une profonde tristesse. Chacun sa manière de vivre son deuil, dans la solitude et le repli sur soi, dans la crainte d’affronter l’avenir ou dans le besoin d’être toujours en mouvement pour éviter de penser. Chacun sa souffrance qu’il est parfois dur d’exprimer parce qu’on veut protéger ses proches et toujours se montrer fort. Un deuil, suivant comment il est vécu, peut diviser ou renforcer l’amour d’une famille.

Avec force ou fragilité, et malgré les désaccords et disputes, ils vont se soutenir et s’épauler pour se relever. Se raccrochant à la présence de Rabbit qui leur parle depuis l’au-delà, ils vont puiser tout le courage dont ils ont besoin dans l’amour inconditionnel qu’ils partagent ensemble, dans les souvenirs qu’ils ont créé quotidiennement. Les drames de la vie ont le pouvoir de nous faire changer, grandir, gagner en maturité, parfois en sagesse aussi.

Sans le sens de l’humour, nous ne serions pas grand chose

Ce tsunami émotionnel, que chacun va traverser comme il peut et du mieux qu’il peut va nous entraîner dans un torrent de larmes mais aussi dans des éclats de rire francs. Une chose est sure : c’est que l’amour inconditionnel pour qui unit cette famille va leur offrir la plus belle des RÉSILIENCES. Alors qu’ils traversent une épreuve douloureuse, où la terre semble s’écrouler sous leurs pas, ils savent qu’ils peuvent compter les uns sur les autres, qu’il y a toujours quelqu’un pour les secouer, les encourager, les aider à prendre des décisions et à les assumer.

Sous un grand ciel bleu, la famille Hayes nous prouve qu’à la force de l’amour, la vie continue et peut offrir encore de merveilleux moments, qu’elle mérite d’être vécue même si elle nous enlève bien trop tôt ceux que nous aimons par dessus tout.

Vous l’aurez compris, ce livre est un énorme coup de cœur que j’ai lu d’une traite. Je vous le conseille dès à présent, en espérant qu’il saura vous apporter la même dose d’émotions qu’il a su me procurer. Hâte de découvrir vos commentaires, n’hésitez pas à me donner votre avis.

Mes extraits :

• « Tu crois qu’ils sont ensemble, Davey ? – Je n’en sais rien, Madame Faye, mais j’aime à le penser. – Moi oui. J’y crois. Je pense que notre Rabbit a quitté ce monde en avance pour le rejoindre. Sinon, pourquoi seraient-ils morts tous les deux si jeunes ? »

• « Nous voilà, toutes ces années plus tard, et on a été très heureux tous ensemble, pas vrai, Rabbit ? On avait tout, en fait, même dans les mauvais moments, je me rends compte maintenant qu’il ne se passait pas une journée sans rires – c’est quand même quelque chose, non ? On a eu de la chance, Rabbit, et je sais qu’il t’est arrivé des malheurs terribles, ma chérie, mais je sais aussi que tu étais née pour tirer le meilleur de tout. C’est ce que tu faisais toujours, alors on va essayer de continuer »

• « Elle n’est pas partie nulle part. Elle est ici, dans nos cœurs, dans nos têtes, et c’est là qu’elle restera, avec toi et moi, Davey, Grace, Juliet et tous ceux qui l’ont connue et aimée »

• « Alors maintenant j’aimerais te dire merci, Rabbit, d’avoir été mon univers, d’avoir gardé la lumière allumée, d’avoir poussé et tiré et combattu l’inconnu. Merci d’avoir été honnête et vraie et de t’être disputée avec nous tous jusqu’à la fin, et j’espère que tu es contente d’être dans ton foutu panier »

• « Le lendemain matin, quand elle ouvrit ses yeux las pour affronter le monde, Molly était une version légèrement modifiée d’elle-même : un peu moins optimiste, un peu plus féroce. Le glissement serait imperceptible pour ses simples connaissances, mais pour ceux qui la connaissaient bien, le renversement était de taille »

• « Dès l’instant où sa fille était morte, une marque indélébile s’était gravée en elle. Elle avait enduré les obsèques en s’abstenant de penser, en se contentant d’agir. Mais ensuite, quand les gens s’en étaient allés, que les bruits s’étaient tus et que sa fille était bel et bien partie, ses pensées s’étaient réveillées en rugissant, des idées noires exacerbées par le silence de Rabbit »

• « Au bout du compte, ça ne parle pas vraiment du cancer, mais d’une fille qui aime un garçon. C’est l’histoire d’une famille chaleureuse, vibrantes e d’amitiés durables, attendrissantes. C’est un texte sur la joie, Jack »

Ma note : 10/10

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