Coucou tout le monde. Je vous retrouve pour vous parler de cet ouvrage bouleversant. Un manifeste qui porte la voix des enfants, victimes oubliées des violences conjugales. Une lecture parfois éprouvante mais ô combien nécessaire pour construire un monde meilleur. Un essai riche en témoignages d’experts, tels que avocats, médecins, gendarmes, éducateurs qui dévoilent à quel point notre système judiciaire est à bout de souffle. La voix des survivants et des professionnels impliqués sur le terrain de la protection. La route est longue pour accueillir la parole, accompagner, défendre et protéger les enfants victimes.
Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes : 1 enfant meurt sous les coups de ses parents tous les 5 jours. Près de 1 enfant sur 10 est maltraité.
Une lecture plus que nécessaire pour que plus jamais les enfants ne subissent ces violences indicibles. Que l’intérêt de l’enfant soit absolu, toujours entendu et respecté et qu’il prime sur tout le reste. Car un enfant n’invente pas des faits aussi graves et douloureux.
𝑰𝒍 𝒆𝒔𝒕 𝒖𝒓𝒈𝒆𝒏𝒕 𝒒𝒖𝒆 𝒍𝒂 𝒗𝒊𝒐𝒍𝒆𝒏𝒄𝒆 𝒊𝒏𝒇𝒍𝒊𝒈𝒆́𝒆 𝒂𝒖𝒙 𝒆𝒏𝒇𝒂𝒏𝒕𝒔 𝒅𝒆𝒗𝒊𝒆𝒏𝒏𝒆 𝒖𝒏𝒆 𝒄𝒂𝒖𝒔𝒆 𝒆𝒕 𝒖𝒏𝒆 𝒑𝒓𝒊𝒐𝒓𝒊𝒕𝒆́ 𝒏𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏𝒂𝒍𝒆 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒃𝒓𝒊𝒔𝒆𝒓 𝒍’𝒆𝒏𝒇𝒆𝒓 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒆𝒒𝒖𝒆𝒍 𝒊𝒍𝒔 𝒔𝒐𝒏𝒕 𝒆𝒏𝒇𝒆𝒓𝒎𝒆́𝒔.
Un ouvrage à mettre entre toutes les mains pour faire évoluer les mentalités et défendre le droit des enfants d’être protégés, aimés, choyés. La cause des enfants maltraités psychologiquement, physiquement ou sexuellement, je la défends du plus profond de mon cœur car ce sont les adultes de demain. Et aucun adulte n’est en droit de leur voler leur innocence. Notre responsabilité est de leur offrir cette sécurité émotionnelle et affective pour qu’ils puissent se construire dans les meilleures conditions. Ces êtres dépendants de nous à qui l’on doit montrer l’exemple et leur transmettre ces valeurs humaines et cette confiance en eux afin qu’ils soient en capacité de construire un monde plus juste, humain et bienveillant.
« Nous devons à nos enfants, les êtres les plus vulnérables de toute société, une vie exempte de violence et de peur » – Nelson Mandela
Il est de notre devoir d’adultes responsables et de parents d’agir. Un combat qui doit devenir celui de tous car nul n’est jamais à l’abri d’actes violents. Je n’ai qu’un mot à adresser : merci infiniment aux deux autrices de nous avoir confié des témoignages aussi précieux car c’est en libérant la parole de ces victimes invisibles et des professionnels qui manquent cruellement de moyens. Et de nous montrer la difficulté de l’institution judiciaire à défaire le lien avec le parent agresseur. Un lien qui prime encore sur l’intérêt supérieur de l’enfant.
Tenté(e)s par ce genre d’ouvrage ? Quelle cause défendez-vous ?
Mes extraits :
• Il nous apparaît bien souvent impensable qu’un adulte puisse commettre des violences sexuelles ou physiques sur un enfant, surtout lorsque ces violences sont commises par celles et ceux qui sont censés nous protéger et représenter la sécurité : nos parents, notre famille »
• « Il est temps que les politiques et la société ouvrent les yeux sur ces violences intra familiales pour briser cette chaîne de la violence et penser à la vie que nous voulons pour eux »
• « L’inceste est avant tout une histoire de famille, d’où la difficulté de dénoncer son bourreau. L’inceste est synonyme de silence. Un silence qui va jusqu’à prendre votre âme d’enfant. Ce silence qui vous empêche de dormir la nuit. Ce silence qui vous emprisonne. Ce silence qui empêche de vous extirper de votre agresseur. Ce silence qu’il est si difficile de briser. Ce silence qui cache des secrets de famille inavouables. Ce silence qui a de lourdes conséquences tout au long de la vie de celles et ceux qui l’ont subi. L’inceste est destructeur »
Ma note : 10/10
