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Volare – Serena Giuliano

Volare – Serena Giuliano

Coucou tout le monde. Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler de ce roman qui nous offre une magnifique parenthèse en Sicile 🇮🇹

Quelle joie de le découvrir en LC avec @la.pause.litteraire.bookclub 🫶 et d’avoir avec nous la présence chaleureuse et lumineuse de l’autrice 😍
Une lecture très immersive grâce aux nombreuses confidences et partages de Serena. 𝔾𝕣𝕒𝕫𝕚𝕖 𝕞𝕚𝕝𝕝𝕖 🙏🧡

Ambre a tout pour être heureuse : un métier de CPE qu’elle adore avec un investissement et un attachement envers les élèves qui lui rendent si bien, sa meilleure amie Manuela, drôle, spontanée et audacieuse, ses sœurs jumelles qu’elle chérit comme une mère. Sans oublier Sylvain, ce drôle d’animal de compagnie, adopté au détour d’un chemin. Mais malgré tout, Ambre manque d’entrain, se sent épuisée, vide. Le verdict tombe : Ambre souffre de dépression.

Derrière son rôle de CPE d’écouter, rassurer, accompagner, aider, Ambre est un véritable pilier d’humanité et de compréhension pour les élèves qui aiment venir la retrouver. Une oreille toujours attentive et disponible. Mais la lassitude et la dépression peuvent entraîner le besoin de s’éloigner d’un quotidien qui semble nous échapper. Alors pour apprendre à respirer et voler de manière différente, Ambre va rejoindre la douceur sicilienne. Pour se reconstruire et se libérer du poids qui pèse sur ses épaules, comprendre d’où provient ce mal qui la ronge et l’éteint progressivement.

Une retraite spirituelle pour retrouver le goût de vivre, un chemin vers la guérison et le bonheur. Un temps précieux pour ralentir, s’écouter, apprendre à mieux se connaître et se reconnecter à ses valeurs. Elle qui a toujours fait passer le besoin des autres avant les siens. La dépression, cette maladie invisible que l’on tente de camoufler, difficile à assumer, qui nous fait culpabiliser.

On a tous des moments difficiles, des galères, des doutes, des angoisses, des blessures enfouies que l’on affronte courageusement. Avec ce besoin d’être écouté, compris, soutenu.

Un roman qui se lit rapidement, une plume qui fait systématiquement du bien. Alors vivement l’année prochaine pour le prochain rendez-vous à ne surtout pas manquer.

J’ai aimé :

• la manière de Serena d’évoquer la dépression, en y apportant un souffle de légèreté et d’espoir, avec cet accent chantant et son humour qui nous donne immédiatement le sourire. Une histoire de synchronicités qui montre que derrière l’obscurité se cache toujours la lumière.

• ces adolescents en souffrance à qui Ambre tend la main, avec tant de douceur et d’humanité. Elle les aide à grandir sans jamais les juger, à les responsabiliser pour qu’ils prennent toujours des décisions en accord avec leurs convictions. Une ode spéciale à Charlotte, tellement unique et attachante

• Sylvain que l’autrice a ainsi baptisé après l’avoir recueilli chez elle au début de l’écriture de ce roman. Un attachement évident qui marque une vie

• l’Italie bien sûr et ses plats gourmands qui ouvrent l’appétit, donnent envie de s’installer en terrasse et de déguster ces délicieux cannolis. A chaque fois que je termine un roman de Serena, je n’ai qu’une envie, prendre un billet et m’envoler pour l’Italie

Mes extraits :

• « Merci, Sylvain. Merci pour ces quelques jours en ta compagnie, merci, car avant toi, je ne savais pas qu’on pouvait être l’amie d’un papillon, ni à quel point ce pouvait être beau. Ces moments avec toi ont été un cadeau. Tu m’as montré qu’on pouvait continuer d’exister, malgré une aile brisée »

• « C’est un chagrin, une sorte de solitude qui m’accompagne depuis bien plus longtemps. J’ai tenté de l’enfouir sous le travail, les sorties, les aventures, la vie ; j’ai essayé de le minimiser à coups de « ça ira mieux demain », « ça va passer », « c’est rien ». J’ai mis ces sentiments, qui étaient comme autant de cailloux dans mes chaussures, sur le compte de la fatigue, d’un manque de vitamines, des hivers trop longs. C’était une façon de me rassurer et d’éviter de regarder la réalité en face »

• « Mais depuis quand je porte tout toute seule ? Depuis quand je me soucie du bien-être des autres avant de me soucier du mien ? Depuis quand il est normal pour moi de tendre la main à quiconque en aurait besoin sans jamais demander de l’aide à mon tour ? Mais on ne peut pas indéfiniment porter les autres à bout de bras sans s’épuiser »

• « Tu sais, la vie c’est comme une histoire d’amour : parfois ça peut nous mettre au tapis, mais nous, les femmes, on finit toujours par se relever et y retourner. Chaque fois qu’on se remet debout, on aime encore plus fort qu’avant. On vibre encore plus fort qu’avant. Au moment où on se relève du tapis, on sait ce qu’on n’acceptera plus jamais. »

• « Certains croient au hasard. Moi, je crois aux synchronicités »

• « Il y a ce que la vie met sur notre route, et ce que l’on décide d’en faire »

• « Si je peux te donner un conseil, c’est de ne jamais demander pardon pour t’être choisie toi. Se choisir soi, c’est toujours la meilleure option possible »

• « La dépression, n’est-ce pas cela, justement ? Le résultat d’un trop-plein d’alertes que je n’ai pas voulu entendre. N’est-ce pas un signal – douloureux, certes, mais qui m’oblige à regarder ma vie depuis un autre angle ? »

• « Petit à petit, tu viendras à bout de ta dépression et, ensuite, tu planteras des fleurs dans ce que tu as vécu »

• « Les épreuves n’arrivent pas sur notre chemin par hasard. J’avais besoin de traverser l’obscurité pour profiter de nouveau pleinement de la lumière »

Ma note : 9,5/10

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