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Un goût de dolce vita – Lorenza Gentile

Un goût de dolce vita – Lorenza Gentile

Coucou tout le monde. Je suis ravie de vous retrouver pour vous parler de ce roman que j’ai eu le bonheur de découvrir en tant que Lectrice Nami et qui nous fait voyager au cœur des Pouilles. Je vous emmène en Italie, en espérant que ce roman vous donne envie d’y aller à votre tour 🇮🇹🍕🍝

On découvre ici l’histoire de Sélène qui, à force de déconvenues, s’est égarée et éloignée de celle qu’elle est vraiment. Jusqu’au jour où elle décide de retourner dans le pays de son enfance, pour y retrouver l’essence même de sa vie. Ceux qui comptent véritablement pour elle.

Un retour aux sources qui va lui permettre de renouer avec ses souvenirs d’enfance et de ce qui la fait réellement vibrer de l’intérieur. Avec l’envie de rallumer la petite flamme qui dort en elle, cette étincelle de vie, cette joie d’être alignée avec ses envies et ses rêves. De retrouver le goût du bonheur qu’elle a laissé s’échapper.

Un cheminement intérieur sur les traces de son passé pour trouver le courage de dire adieu à ce qui ne lui correspond plus, de tourner la page pour mieux écrire la suite de son histoire. L’occasion de s’offrir un nouveau départ et de redonner du sens à son existence.

J’ai été touchée par ses retrouvailles chaleureuses avec Flora, son ancienne nourrice qui l’a vue grandir et va l’accompagner vers plus de sagesse. En lui transmettant son expérience, sa passion de la cuisine et sa générosité. En lui montrant que les épreuves font partie de l’existence mais qu’il n’est jamais trop tard pour réparer ses maladresses et faux pas.

Un livre qui sent bon l’Italie, une cuisine faite maison où les recettes succulentes se transmettent de générations en générations. D’enfiler un tablier, d’aller faire un tour au marché et de s’approvisionner de produits frais et locaux. Qui donne envie de célébrer les petits bonheurs, autour d’un bon repas, avec ceux que l’on aime.

Un roman lumineux pour se reconnecter à soi et qui nous montre qu’il faut parfois se perdre pour retrouver son chemin. Qu’on a le droit d’emprunter des détours qui vous nous permettre de réfléchir, grandir, évoluer, comprendre nos erreurs, vivre de nouvelles expériences et en tirer de la force. Que ces défis sont une occasion de se rencontrer, de mieux se connaître, se recentrer sur l’essentiel. Et que la somme de nos échecs et victoires fait de nous la personne que l’on est aujourd’hui. Avec nos forces et nos faiblesses. Nos vulnérabilités.

❓Quelle odeur vous ramène directement dans votre enfance ? Êtes-vous déjà allés en Italie ? Quels sont vos souvenirs les plus précieux liés à votre enfance ? Dites-moi tout en commentaire.

De mon côté, je me souviens de la tarte aux pommes que me préparait ma grand-mère à chaque fois que je lui rendais visite, de ses gratins de macaronis. Je ne suis jamais allée en Italie mais je rêve d’y aller, pour mille et une raisons. Sa gastronomie, sa culture, la beauté de ses paysages.

Mes extraits :

• « Seul un saut dans le vide peut me sauver, une folie : reprendre ma vie comme elle était avant. Et tout de suite ! Sans réfléchir aux conséquences ou aux alternatives, sans rien soupeser. Retourner là où j’ai grandi, vers les gens qui étaient avec moi, le bonheur que j’ai laissé derrière moi. C’est là que sont restés coincés mes rêves, mes aspirations, les fragments de moi que je n’arrive plus à rassembler »

• « C’est à partir de là que je veux recommencer : voir les autres, leur prêter attention. Recommencer à partir des autres pour revenir à moi »

• « Cette nuit, j’ai eu une idée : un cadeau pour mon Marco. Rassembler mes recettes et les souvenirs qui le concernent dans un livre. Je voudrais lui dire combien je l’aime, à quel point il a toujours été important pour moi, lui offrir ma vérité »

• « On vit à l’époque de la recherche obsessionnelle de l’accomplissement, considéré comme un résultat tangible, quantifiable. L’échec n’est concevable que comme un accident de parcours vers le succès. Mais l’échec fait partie de la vie, il existe. Le problème, c’est l’idée même qu’on peut se tromper. Que nos détours, pour ainsi dire, sont des erreurs, ou qu’on perd du temps, qu’on est pressés d’arriver quelque part. Il faut les aimer, nos détours. Ce sont eux qui nous façonnent »

• « Les amis sont le miroir dans lequel on se voit pour ce qu’on est »

• « La souffrance est acceptée, on l’écoute simplement comme faisant partie de l’expérience humaine. On ne la perçoit pas comme quelque chose qu’il faut chasser, dépasser ou analyser »

• « Tu as peut-être essayé des routes qui ne te convenaient pas, ou tu t’aperçois que ta vie ne te ressemble pas, ou bien tu ressens un vide intérieur, tu as l’impression de ne rien valoir et tu ne vois pas d’issue »

• « Le travail spirituel se fonde sur le détachement. Le détachement signifie n’avoir ni regrets pour le passé, ni crainte de l’avenir, mais accueillir les expériences du présent, sans les juger. Ne tenter ni de prolonger la permanence des choses agréables, ni de hâter la fin des choses désagréables. Cela signifie agir en synchronie avec la vie »

• « La souffrance provient de la pensée. Nous souffrons quand nous passons du temps à nous dire que nous voudrions que notre vie soit différente, quand nous luttons contre la réalité des choses. Mais parfois, on ne peut pas les changer, et les accueillir constitue déjà un pas pour dépasser la tristesse. Vous découvrirez que l’on peut être triste et heureux à la fois, car quand on cesse de s’identifier à la tristesse, il y a déjà de la place en nous pour le bonheur »

• « Le véritable secret de la vie est simple : être totalement investis dans ce que nous faisons »

• « Combien de temps est-ce que je passe à ruminer le passé et à craindre l’avenir tout en passant à côté du présent ? »

• « Quand tout va mal, quand tout autour de nous semble gris et morne, si on regarde bien, il y a toujours quelque chose qui brille, même petit, il ne faut pas l’ignorer »

• « Mais justement, c’est ça, grandir. Pleurer sans avoir honte, être heureuses sans se sentir coupables »

• « Quand on regarde en arrière, on s’aperçoit que les moments les plus difficiles, ceux qu’on croyait ne pas réussir surmonter, sont en réalité les plus importants, ceux qui nous ont révélé quelque chose d’essentiel »

• « Il y a tellement de dimensions en moi que j’ai toujours considérées comme séparées, opposées, que je croyais devoir préférer l’une à l’autre. Et si le secret était d’accueillir et de cultiver mes contradictions ? »

• « Mais si j’acceptais qui je suis vraiment, si j’acceptais ma vie pour ce qu’elle est, alors peut-être qu’une voie s’ouvrirait, qui serait plus mienne que n’importe quelle autre »

• « La nostalgie est la seule douleur sensée, car en te rappelant l’ancien, elle te pousse vers un nouveau voyage »

Ma note : 9/10

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