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Mémoires de la forêt – les souvenirs de Ferdinand Taupe – Mickael Brun Arnaud

Mémoires de la forêt – les souvenirs de Ferdinand Taupe – Mickael Brun Arnaud

Coucou tout le monde. Je vous retrouve pour vous parler de cette lecture qui est un merveilleux coup de cœur 🧡. Je tiens à remercier chaleureusement @la.petite.jungle.d.emilie @la_biblio_de_nanooxx et @carol_in_besac pour cette magnifique LC et tous nos échanges 🫶

Au cœur de la forêt de 𝐵𝑒𝑙𝑙𝑒́𝑐𝑜𝑟𝑐𝑒, nous faisons la connaissance d’animaux plus touchants les uns que les autres : 𝑨𝒓𝒄𝒉𝒊𝒃𝒂𝒍𝒅 𝒍𝒆 𝒓𝒆𝒏𝒂𝒓𝒅, 𝑭𝒆𝒓𝒅𝒊𝒏𝒂𝒏𝒅 𝒍𝒂 𝒕𝒂𝒖𝒑𝒆, 𝑪𝒉𝒂𝒓𝒍𝒐𝒕𝒕𝒆 𝒍𝒂 𝒔𝒐𝒖𝒓𝒊𝒔, 𝑷𝒆́𝒕𝒖𝒏𝒊𝒂 𝒍𝒂 𝒎𝒂𝒓𝒎𝒐𝒕𝒕𝒆, 𝑩𝒓𝒊𝒔𝒆𝒗𝒆𝒏𝒕 𝒍𝒂 𝒎𝒆́𝒔𝒂𝒏𝒈𝒆 𝑬𝒍𝒊𝒔𝒂𝒃𝒆𝒕𝒉 𝒍𝒂 𝒑𝒐𝒖𝒍𝒆. Tous vont jouer un rôle pour venir en aide à Ferdinand qui souffre de la maladie de l’Oublie-tout. J’ai entendu leurs voix s’unir et murmurer au gré du souffle du vent, lui faisant ressentir la présence rassurante de sa bien-aimée.

J’ai tellement aimé tous ces lieux qui ont nourri mon imagination et m’ont plongée au cœur d’un temps suspendu. j’ai ressenti les nombreux bienfaits de la nature et l’apaisement qu’elle procure.

J’ai aimé cet esprit d’aventure, cette quête de retrouver ses souvenirs qui commencent à s’envoler et qui le plonge dans une profonde détresse. Je me suis vue au cœur des veillées littéraires au cœur de leurs confidences. Tout en dégustant ce fameux pain surprise aux six confitures.

Une lecture réconfortante, d’une douceur infinie, qui sent bon les guimauves grillées, qui se déguste avec un chocolat chaud, au coin du feu.

Ferdinand m’a bouleversée. En quête de retrouver sa Maude qu’il a tant aimée, noyé dans sa culpabilité, sa mélancolie. Son courage de lutter pour préserver ce qui lui reste encore et que rien ni personne ne pourra lui voler. Une magnifique histoire d’amour qui défie le temps et l’oubli.

J’ai été touchée par la manière dont l’auteur parle de l’absence, des souvenirs de ceux qui nous manquent et que nous chérissons, d’apprendre à dire au revoir, de cette douleur de voir nos aînés perdre leurs repères et cette impuissance de ne pouvoir les aider. Juste les accompagner avec une profonde délicatesse. C’est juste bouleversant. Cette idée de faire parler les animaux est une merveilleuse idée pour aborder ce sujet avec nos enfants. Une véritable pépite que je vous invite grandement à découvrir.

Mes extraits :

• « Dans chaque situation, il faut toujours trouver une aubaine »

• « Archibald répondait avec bienveillance à ces réticences, conscient que les oublis provoquaient l’insécurité. Comment ne pas avoir peur en se réveillant auprès de quelqu’un dont on ne se souvient pas qu’il était là quand on s’est assoupi ? Comment ne pas avoir peur lorsque les portes du souvenir se ferment et que ceux qu’on aime restent coincés derrière ? »

• «  Ferdinand n’aurait pas rêvé meilleur ami que vous, prêt à le suivre dans la quête de ses souvenirs. Vous avez eu l’infinie bonté d’abandonner votre commerce pour aider l’un de vos clients dans le besoin. C’est un acte de générosité dont, j’en suis sûre, même perdu dans les méandres de sa maladie, il se rappellera toujours »

• « Elle est dans chaque part de tarte que l’on sert, avoua Pétunia. Elle est dans chaque note que l’on joue, avoua Gédéon. Elle est dans chaque lettre que j’affranchis, avoua Brisevent. Elle est dans chaque pas que je fais, dit Rousseau en essayant les larmes de son père »

« Juste avant de retourner aux ténèbres de son esprit, il eu le temps de penser que la maladie de l’Oublie-Tout pouvait bien effacer tout ce qu’il y avait dans sa tête – ses lectures, ses habitudes, les éléments de sa personnalité et de son histoire -, sa Maude était en sécurité dans le cœur et dans les souvenirs de tous ceux qui l’avaient connue et aimée – et ça, l’Oublie-tout ne pourrait jamais l’atteindre »

• « Accompagner quelqu’un atteint de la maladie de l’Oublie-tout, c’est accepter d’apprendre à prendre les temps ; celui de laisser faire même quand l’autre échoue, prendre le temps de tout dire et montrer pour ne jamais surprendre, prendre le temps d’expliquer sans jamais poser de questions auxquelles l’animal malade ne saurait répondre. Apprendre à prendre le temps, par amour et par compréhension »

• « Quand on accompagne son papa atteint de la maladie de l’Oublie-tout, en plus d’apprendre à prendre le temps, il faut parfois se résigner à jouer le rôle de notre parent, qui est aujourd’hui ce qu’il a été auparavant. Ce n’est pas pas toujours facile, parce que ça veut dire qu’on accepte de perdre ce qu’il représente pour nous »

Ma note : 10/10

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