Coucou tout le monde. Je suis heureuse de vous retrouver pour vous parler de ce roman qui a été un coup de cœur magistral 💖 L’autrice, si chère à mon cœur, a marqué ma vie de lectrice d’une manière indélébile, avec son premier roman Toutes ces vies où nous nous sommes aimés. Vous pouvez donc imaginer à quel point j’attendais la sortie de son nouveau roman. J’ai eu la joie de le découvrir en ENC, puis d’y voir mon avis, et celui de mes copines Sereines 🫶, dès les premières pages. Un cadeau précieux qui me procure toujours beaucoup d’émotions 🙏🏻 Je tiens à remercier du fond du cœur les Éditions Jouvence pour cet envoi en tant que Partenaire de cette ME à travers laquelle je me reconnais totalement.
Lorsqu’Alice, sans nouvelles de sa mère depuis plusieurs jours, se rend chez elle, cette dernière a disparu, laissant quelques affaires éparpillées. Elle découvre alors une vieillie boîte à chaussures au fond d’un placard qui dissimule quelques objets du passé.
il suffit parfois d’un détail pour raviver nos souvenirs dans une douce nostalgie. Décrypter la complexité de notre histoire familiale pour mieux en comprendre les détours, percer les mystères pour analyser d’où l’on vient.
Un roman qui nous plonge au cœur de nos émotions et nous invite à aimer de toutes nos forces, à vivre intensément la vie que l’on se choisit. Une histoire qui fait briller notre regard, crée des étincelles dans notre cœur et fait souffler un vent de magie dans nos vies.
Céline Colle et sa plume douce, sensible et profondément humaine, agit comme un baume qui répare nos bleus à l’âme et nous délivre des messages d’une rare beauté. L’intensité et la justesse de ses mots qui nous questionnent sur l’amour, entre cœur et raison, nous fait réfléchir à nos choix, nos erreurs, nos regrets, nos doutes. Mais ce que j’aime par-dessus tout, ce sont ces destins liés, cet amour éternel entre deux êtres qui défie le temps, la douleur de l’absence et du manque.
Une histoire d’amour qui marque une vie et reste gravée à jamais dans notre cœur, même si la vie a décidé de nous séparer. Celle qui nous a permis de voir la vie en rose, de ressentir cette force d’être aimée telle que l’on est. Celle qui nous permet de se sentir vivant et de le rester. Cette âme sœur que l’on cherche et vient nous frapper lorsqu’on s’y attend le moins.
C’est aussi transmettre l’histoire de sa vie et les leçons qu’elle nous enseigne, tout en assumant ses choix. Une invitation à écrire pour se libérer de ses blessures émotionnelles, accueillir ses émotions pour délivrer sa vérité et briser ses chaînes.
On croit connaître ceux qui nous entourent mais finalement, on garde peut-être tous, au fond de soi, des traumatismes, des blessures cachées, des trahisons, des regrets que l’on tente d’oublier. Étouffer ces silences, ce jardin intime que l’on conserve à l’abri des regards, par peur d’être jugés. Des non-dits, des faux-semblants, des zones d’ombre que l’on ne cesse de dissimuler.
Un roman et une autrice à découvrir absolument ❤ Vous savez ce qu’il vous reste à faire 😘 Si votre chemin croise ce roman à la couverture tellement belle, laissez vos mains le saisir. Un magnifique cadeau à (s)’offrir.
Tentés ? Avez-vous déjà lu un ouvrage de Céline Colle ? Si oui, je compte sur vous pour me confier vos impressions.
Je vous souhaite une belle soirée et une agréable semaine. Je vous dis à très vite 🫶
Mes extraits :
• « Les relations parents-enfant n’étaient pas les mêmes à notre époque. Il fallait avant tout obéir et se plier à la vie qu’on avait décidée pour toi. Ta maman, tout émancipée qu’elle fut ensuite, n’a pas échappé à la règle »
• « Avant d’arriver sur cette terre, nous jetons quelque dé, tirons des cartes qui décideront pour nous de notre feuille de route, notre famille, nos joies, nos peines, nos épreuves et l’heure du grand départ »
• « Qu’est-ce que l’amour ? Cette émotion qui dévore et consume, qui ronge les entrailles et rend fou le cœur, cette passion qui transporte un jour et morfond le lendemain ? Ou bien s’agit-il de former un couple, mettre au monde des enfants, partager des valeurs, s’appuyer sur l’autre, construire une complicité ? »
• « Lucien… Si tu entends cette chanson, tes pensées t’amèneront-elles jusqu’à moi ? Te submergera-t-elle comme elle l’a. Fait pour moi ? Est-il donc impossible d’effacer un jour cet amour-là ? Je vis, j’écris, je chante, je danse, je ris et je suis heureuse, parfois, mais je comprends qu’il y a, qu’i l’y aura toujours ce vide qui ne me quitte pas. Ce genre de manque là, on apprend à vivre avec, mais on ne l’oublie pas »
• « Et si, aujourd’hui, les adultes que nous sommes devenus parvenaient à se réunir et à s’aimer encore, le poids de la réalité, des responsabilités, plomberait sûrement les ailes des anges que nous avons été, que nous ne sommes plus. Alors, à quoi bon continuer de penser à lui, de rêver, d’espérer qu’un jour je le reverrai ? Une tempête à cela de positif qu’elle permet d’évaluer les dégâts, de reconsidérer l’essentiel, de repartir de zéro, de renaître, de prendre un nouvel élan »
• « Retrouver Fontvieille fut un choc, revoir la maison, Madeleine et Léon, un séisme. L’enfant que nous avons été ne nous quitte jamais, j’en ai l’absolue certitude aujourd’hui. Tout ce que nous avons vécu dans nos tendres années, tout ce qui nous a construit, abîmé, détruit aussi, demeure là, tapi dans l’ombre silencieuse de nos existence bruyantes, les joies ne demandant qu’à revivre, les peines ne cherchant qu’à s’exprimer »
• « Pour avancer, je vais devoir me pardonner dans un premier temps, admettre mes choix, mon impatience, mon aveuglement, mon manque d’audace pour lui pardonner, à elle, ses peurs infondées et se décisions cruelles. Viendra ensuite le temps de raconter, d’écrire à mes filles. Avouer un bout de mon enfance, l’errance de mes sentiments, le poison de la loyauté, l’ombre effrayante de la culpabilité »
• « Je leur écrirai qu’on a le droit de se tromper, que peu importe les erreurs du parcours et les déviations de trajectoires, il faut s’acharner à retrouver le chemin. Celui qui nous est promis, source d’amour et de joie ; retourner à lui, quoiqu’il en soit. Les remords vaudront toujours mieux que les regrets »
• « Quand on est la cause du chaos, il faut accepter d’être chahutée, assumer le fait d’être en première ligne pour affronter ses nouveaux adversaires »
• « N’a-t-on pas chacun, chacune, nos zones sombres, nos recoins obscurs où personne n’est invité, où personne ne souhaite e pénétrer ? Où est-ce une caractéristique propre à quelques-uns, incapables d’assumer la vérité, de montrer leur vrai visage, d’ouvrir leur cœur pour exprimer leurs émotions et leurs sentiments avec authenticité ? Sommes-nous influencés par notre enfance, notre éducation, les aléas de la vie, où sommes-nous conditionnés par quelque tempérament inné ? »
• « La fuite est une réaction physiologique normale en réaction à la peur . S’échapper et combattre sont les deux alternatives qui s’offrent à nous lorsque le stress est trop intense. Cependant, si je décampais à ce moment précis de notre vie, je ne pourrais plus jamais supporter mon reflet dans un miroir. On n’abandonne pas un être cher dans le pire marasme de son existence »
• « La blessure d’abandon est si présente en toi que tu es incapable de quitter ceux auprès de qui tu n’es plus heureuse »
• « Il faut que tu t’autorises à vivre. Ne fais pas comme maman. Ne reste pas dans cette existence qui ne te convient pas, juste par respect des conventions ou pour je ne sais quel sentiment de loyauté stupide. Se sacrifier n’a jamais servi à rien. Les femmes qui immolent leur liberté par peur d’être jugées ne reçoivent pas le statut de sainte, ni une médaille, ni même de remerciements. Il est temps que tu vives pour toi, pas pour maman, ni pour François, ni pour tes enfants, mais pour toi »
• « Tu nourris des sentiments pour un autre homme, Alice. Ça arrive. Ce n’est pas la fin du monde. C’est la vie. Tu as de la chance de pouvoir vivre cette histoire. Contrairement à maman, personne ne t’en empêche sauf toi »
• « Mon cœur se fissure lentement. On ne secoue pas le réceptacle de l’amour sans le fragiliser. À trop aimer, à mal aimer, à conserver de la sorte ce qu’il dissimulait de non-dits, de tristesse, d’amertume, de colère, de rancune, d’émotions violentes, il a fini par se lézarder »
• « Les armures protègent et aident à survivre pendant un temps, mais, à la longue, elles rouillent. Elles finissent toujours par peser beaucoup trop lourd, nous empêchant d’avancer, oxydant le corps, l’esprit et le cœur »
• « Dansez, riez, chantez, aimez, vibrez… En un mot : AIMEZ »
Ma note : 10/10
