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Le bazar du zèbre à pois – Raphaëlle Giordano

Le bazar du zèbre à pois – Raphaëlle Giordano

Quatrième de couverture :

Basile, inventeur au génie décalé, vient d’ouvrir une boutique comme il n’en existe pas : « Le Bazar du zèbre à pois. Objets provocateurs » est-il écrit sur la devanture. Des créations pleines d’humour et de poésie, véritables déclencheurs d’émotions, de sensations et de réflexions. Un lieu à vivre et à rêver. De quoi bousculer les habitants de cette petite ville conventionnelle où il a grandi.

Un soir, le carillon de la porte d’entrée retentit, un grand ado apparaît, voilà Arthur. Arth’ pour les intimes, qui exprime ses colères à ciel ouvert grâce au street art, fâché qu’il est avec le système qui n’a pas l’air de vouloir lui laisser une place…au grand désespoir de sa mère Giulia, « nez » talentueux, désabusée de cantonner son talent à la conception de dédorants.

Mettez certaines personnes en présence : il ne se passe rien. Mettez-en d’autres ensemble et, soudain, c’est un feu d’artifice. Entre Basile, Arthur et Giulia, c’est une rencontre-silex.

Mon avis :

J’attendais ce livre avec une véritable impatience, avec sa couverture si pétillante et son titre prometteur. Je me doutais que cette histoire allait mettre du baume au cœur. Une histoire particulièrement positive qui adoucit l’atmosphère parfois morose du quotidien. J’ai aimé cette lumière, cette énergie, cette créativité débordante qui émanent des 3 personnages principaux.

Basile, cet inventeur de génie, a connu une vie bien remplie avant d’ouvrir son Bazar. Une boutique insolite, hors du commun avec cette envie d’être à l’écoute des autres et de les tirer vers le meilleur d’eux-mêmes. Une générosité, une curiosité naturelle envers l’humain qui le rend particulièrement attachant. Irrésistiblement positif, il se consacre à sa passion et cherche à réaliser ses rêves.

Arthur, ce jeune adolescent qui se sent à l’écart de la société en raison de son décrochage scolaire, déboussolé par ce monde qui refuse toute différence, pousse la porte de la boutique de Basile par hasard. Deux personnes qui vont se reconnaître, apprendre à se découvrir, pour mieux s’aider. Avec Giulia, la mère d’Arth’, il va s’agir d’une rencontre-silex. Therme que j’ai adoré. Une rencontre comme on en rêve tous !

Il est des personnes qui s’attirent comme des aimants, se reconnaissent naturellement. Pour se tirer simultanément vers le haut, obtenir le meilleur, se stimuler dans leur art respectif créatif. Basile va devenir le moteur de Giulia et Arthur, impressionnés par tant d’aisance à apprivoiser les changements radicaux de la vie. Basile n’a peur de rien et aime relever les défis. Il nous entraîne dans son sillage et nous invite à nous remettre en question, tenter des choses dans le seul but de mener la vie qui nous correspond entièrement.

Ce livre est basé sur l’audace, cette envie et cette volonté de s’accomplir à travers ce qui nous tient à cœur, sans avoir peur ni du regard des autres, ni de l’échec. Toute expérience se révèle positive car même si elle ne nous mène pas forcément vers la réalisation de nos désirs les plus chers, elle sera enrichissante. Chaque moment est vécu nous rend plus fort, plus déterminé à atteindre nos objectifs de vie.

Audace, créativité, confiance en soi sont au cœur de cette histoire. Des valeurs extrêmement positives qui nous poussent à réaliser pleinement nos envies. J’aime profondément Basile, ce personnage qui ose penser librement et possède une ouverture d’esprit qui n’a d’égale que sa générosité. J’ai envie de dire qu’on a tous foncièrement besoin d’un Basile dans sa vie, cet autre qui croit en vous lorsque le doute finit par s’immiscer et fait ressortir le meilleur de vous.

J’ai trouvé ce roman, très proche du développement personnel, tellement positif. Une vraie bulle d’oxygène, un livre qui fait juste un bien fou. Qui nous rappelle l’importance d’oser être soi, d’écouter son cœur pour s’approcher au plus près de ses rêves. Un livre dont l’objectif est clairement d’être en harmonie avec ses envies, ses idées. Et comme le dit merveilleusement l’auteure, « l’ultime audace, c’est d’oser le bonheur d’être soi ». Une véritable philosophie de vie.

Mes extraits :

• « L’avoir n’est pas une raisonne d’être ». Certes, le Bazar du zèbre à pois vend des produits, mais le cœur de la démarche n’est pas mercantile. Le Bazar est une proposition à mi-chemin entre l’artistique et le philosophique.

• « La roue infernale de la surconsommation ! Posséder plus. Toujours plus. Ça n’a pas de sens ! La quête sonne creux. Dès qu’on obtient ce qu’on désirait, on s’y habitue très vite et on veut déjà autre chose »

• « Le chercheur cultive une posture de curiosité et reste toujours à l’affût, dans un état de grande réceptivité, l’esprit branché en continu sur son sujet, comme en arrière-plan dans sa tête »

• « Il lui avait raconté avec une sérénité étonnante des succès, ses déboires, ses difficultés, et comment, à chaque carrefour de sa vie, il avait rebondi, en se remettant en question pour mieux réajuster le tir, en osant chaque fois tout remettre en jeu »

• « audacité : cela définissait bien ce mélange d’audace et de ténacité, d’esprit d’ouverture et de soif d’entreprendre, propre aux doux rêveurs, aux fous et aux grands conquérants »

• « Elle songe à cette petite graine en train dé germer au fond d’elle. Une conviction, une détermination. Elle n’a aucune envie de rester dans cet état émotionnel de tristesse, mais veut au contraire retrouver la joie, l’enthousiasme, le plaisir ! »

  • A : Affirmer son identité et ses singularités
  • D : Développer ses talents spécifiques
  • N : Nourrir la confiance en sa valeur propre

Ma note : 8,5/10

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