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J’ai dû rêver trop fort – Michel Bussi

J’ai dû rêver trop fort – Michel Bussi

Quatrième de couverture :

Montréal, San Diego, Barcelone, Jakarta…Le quarté dans l’ordre. Sur le chemin de Roissy, Nathy s’interroge. Quelles sont les probabilités pour qu’on lui attribue, précisément, ces quatre destinations – les mêmes qu’il y a vingt ans ? Car l’hôtesse de l’air n’a jamais oublié cette parenthèse enchantée – quelques accords de guitare, un regard intense sous une casquette écossaise….Un rêve trop grand, trop fort – vingt ans déjà ! Quel dieu farceur s’ingénie donc ainsi à multiplier les coïncidences ? Quel dieu cruel, à vouloir tout détruire ? Est-il enfin l’heure d’affronter son passé ?

Mon avis :

Comme tous les livres que j’ai pu lire jusqu’à présent de Michel Bussi, celui-ci m’a une nouvelle fois énormément plu. L’histoire, l’atmosphère qui règne entre les personnages, les lieux visités, tout m’a parlé. Pour moi, les histoires que racontent l’auteur sont tellement fortes que je n’ai aucune difficulté à me plonger entièrement entre ses lignes, à m’imaginer côtoyer et vivre entièrement avec ses personnages. Chacun de ses livres demeure inoubliable.

Cette fois-ci, nous suivons Nathalie – ou Nathy pour les intimes – à travers le passé en 1999 et le présent en 2019. Hôtesse de l’air, elle croit rêver en découvrant le planning de ses quatre prochaines destinations. Exactement les mêmes, dans le même ordre, que vingt ans auparavant. Des lieux qui ont bouleversé sa vie à jamais. Est-ce le pur fruit du hasard ou la manipule-t-on afin de lui faire revivre ses souvenirs ? Lorsque des tas de coïncidences viennent s’immiscer à chaque moment, elle croit devenir folle.

Tout la ramène invariablement à Ylian, cet homme qui l’a hypnotisé grâce à sa musique. Avant même de l’apercevoir, elle n’entends que les notes des cordes de sa guitare. Alors qu’elle est mariée à Olivier et mère de famille, sa rencontre avec cet artiste va chambouler leur vie respective. Une histoire d’amour bouleversante et tellement évidente, deux âmes sœurs qui se reconnaissent, s’apprivoisent et s’attirent irrémédiablement.

Qu’à t’il bien pu se passer entre eux pendant ces vingt années ? Quel chemin, leur histoire d’amour, a bien pu emprunter ? Ont-ils réussi à se protéger mutuellement ? Quel secret peut bien les unir à jamais ? Il y a tellement de noeuds à dénouer afin de comprendre le lien qui les unit. Nathy et Ylian se sont aimés follement, passionnément, intensément. Peut-on d’ailleurs aimer si purement sans souffrir en retour ?

Une force, quelque peu surnaturelle parfois, pousse Nathy sur les traces de cet amour avec une conviction inébranlable. Des souvenirs impossibles à oublier et qui vont la happer totalement, quitte à mettre sa vie en danger. L’envie de retrouver son bel amant, de revivre la magie de leur moments passés ensemble, lui feront-ils rompre leur serment ?

Michel Bussi nous emmène donc à travers leur histoire d’amour qui défie les lois du temps. Nous marchons dans les pas de Nathy et Ylian, dans toute la splendeur de leur histoire d’amour. Un amour exceptionnel, plus fort que tout et dont le dénouement est imprévisible et tellement émouvant. Il est des amours indestructibles et le leur en fait véritablement partie. Cette histoire fait d’ailleurs un clin d’œil à l’un de mes films préférés « Sur la Route de Madison »…..

Je ne peux que vous conseiller ce livre, il est prenant du début à la fin. La fin d’un chapitre appelle irrémédiablement le suivant.

Mes extraits :

• « Et toi, maman ? Il y a quelqu’un que tu as aimé si fort que tu ne veux pas l’oublier ? Tellement fort que toute ta vie, tu croiseras des choses qui te feront penser à lui ?

• « Je crois que le jardin secret des hommes représente la plus ultime des terres à explorer »

• « J’éprouve toujours la fierté d’être celle qu’il regarde quand il revient de son long voyage intérieur. D’être celle à qui il réserve ses mots rares. D’être la seule dont, parfois, il prend la main pour lui ouvrir les grilles de son jardin »

• « Le passé ne revient jamais, même si la vie est truffée de souvenirs qui viennent vous chatouiller »

« Je veux croire que ce moment, cette soirée, cette nuit, restera un souvenir à jamais intact »

• « La passion, c’est avoir envie de s’enfuir avec quelqu’un, mais l’amour n’est-ce pas finir par apprécier sa prison ? »

• « Une fois seulement dans votre vie, vous rencontrerez l’amour vrai. Cette chance, vous devez la saisir et tout laisser tomber »

• « Je vais me tatouer une hirondelle, Ylie. Pour toi. Une hirondelle comme preuve de notre amour éternel »

• « Je veux me souvenir de tout ce que ma tête imagine, je veux vivre cet instant et me regarder le vivre, carpe diem, cueillir le jour et vite le coller dans un herbier pour le conserver à jamais »

« Ce genre de certitude n’arrive qu’une seule fois dans une vie »

• « Parce qu’Yl est capable de me perdre plutôt que de me rendre malheureuse. Quel homme est capable de cela ? »

• « On tombe toujours amoureux de ce qui vous manque le plus »

• « Quand on aime à la folie, l’éclair nous foudroie ; la passion nous consume doucement, en ne laissant à notre vie que les cendres de notre amour »

• « Quand on enterre un être, combien d’amours secrètes enterre-t-on avec ? Combien de passions jamais avouées, happées par le néant, disparais comme si elles n’avaient jamais existé ? »

• « Laisse-moi un peu de toi, une miette d’oreillette, une particule de ventricule, un petit bout de ton cœur. Une ride avant le vide, un pour cent de ton sang, rien qu’une goutte pour ma route »

• « Quand il n’y aura plus que distance, quand il n’y aura plus que l’absence, quand il n’y aura plus que silence, quand les autres auront gagné, quand tu te seras éloignée, quand il n’y aura plus de nous, quatre murs de rien du tout, mais le ciel sera trop bas quand il n’y aura plus de toi. Que restera-t-il de moi ? Que restera-t-il de toi ? »

• « Chacune veut forcément tout connaître de cet autre amant de leur maman, cet amant si différent. On a toujours peur que les secrets de famille soient éventés, par peur d’être condamnés, mais les questionnements des proches reposent sur la curiosité, jamais sur un procès »

• « Et quand malgré tout, ce sentiment atroce de passer à côté de ma vie me tétanisait, vous étiez là, mes fantômes adorés, je vous parlais sans attendre aucune réponse »

Ma note : 9,5/10

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