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Elle voulait juste être heureuse – Géraldine Dalban-Moreynas

Elle voulait juste être heureuse – Géraldine Dalban-Moreynas

Quatrième de couverture :

« Il l’a quittée la semaine dernière. Plus exactement le mardi soir de la semaine dernière à vingt et une heure quinze. La nuit d’avant, ils ont fait l’amour trois fois. Lorsqu’ils se sont couchés, vers minuit, un peu avant que le réveil ne sonne, vers six heures trente, et au milieu de la nuit, mais comme elle n’a pas allumé la lumière, elle ne sait pas très bien quand exactement. Comme ça, elle dirait vers trois ou quatre heures du matin. En fait, ce n’est pas très important. Dans les mois noirs et les nuits blanches qui suivirent, elle se demandera longtemps comment un homme peut faire l’amour trois fois dans la nuit à une femme qu’il va quitter le lendemain. Peut-être justement parce qu’il sait qu’il va la quitter. Lui jurera que non, la veille, il ne savait pas. »

Mon avis :

Moi qui avait tant aimé le premier roman de l’autrice « On ne meurt pas d’amour », j’ai décidé d’attaquer la nouvelle année par son second roman avec un titre qui parle au plus grand nombre. Évidemment, Elle, Vous et Moi, on ne souhaite rien d’autre que d’être heureux. La curiosité m’a donc tout naturellement dirigée vers cette couverture énigmatique. Qui se cache véritablement derrière cette femme au manteau noir dans la nuit à peine éclairée ?

Nous sommes donc le deux Janvier 2022 lorsque je décide de m’emparer de ce roman. Cette envie de découvrir celle qui n’est jamais citée par son nom mais qui à l’aube de la quarantaine – l’âge de raison ? – affirme haut et fort savoir ce qu’elle veut et surtout ce qu’elle ne veut plus. Elle rêve d’offrir une véritable famille recomposée à sa fille et de se reposer enfin sur quelqu’un.

Lorsqu’elle le rencontre, Elle croit dur comme fer qu’il est l’homme de sa vie. Et Lui pense avoir trouvé celle qui lui fera enfin tourner le dos à son passé. Tout semble si évident, tout va tellement vite. L’envie de croire en un avenir commun, que le ciel est à nouveau bleu et qu’ils tiennent leur destin entre leurs mains.

Et puis du jour au lendemain, Il la quitte et décide d’écrire le mot FIN à leur histoire. Aussi brutale qu’inexplicable. Un trou béant qui fait saigner son cœur. À vif. Enfin, puisqu’elle n’y pourra rien changer, viendra le temps de la reconstruction, lente et douloureuse. Digérer cette rupture violente malgré les questions qui la hante. Trouver la force de se relever. Construire un avenir pour Elle et sa fille. Des décisions à prendre pour affronter ses démons. Oser relever des défis, sans crainte, juste en croyant enfin à sa bonne étoile.

Avec patience, en sachant écouter son cœur, en osant faire de ses rêves une réalité, en balayant ses angoisses, oui le bonheur est forcément à portée de main. Peu importe les épreuves traversées, celles-ci se révèlent être des expériences qui rendent plus fort. On ne vit pas les choses par hasard. Prendre le temps de se réparer pour mieux rebondir, se sentir apaisée pour mieux avancer. Encaisser le mal qui a été fait, sans toujours vouloir trouver des réponses là où il n’y en a pas forcément.

Cette histoire est aussi un reflet de notre société actuelle où tout est déshumanisé. Même l’amour, une fois consommé, se révèle bon à jeter. La lâcheté, le manque de courage, fuir plutôt que devoir se justifier, affronter… Elle, ce pourrait être tout simplement Geraldine, vous ou moi, où n’importe qui. Où notre plus grand souhait est d’être juste heureux, d’aimer et être aimé en retour.

Alors oui, la vie n’a pas fini d’être surprenante. A ceux qui oseront se jeter vers l’inconnu, pour s’offrir le vertige de grands frissons et être fiers d’avoir tenté le grand saut vers de nouvelles aventures. Le plus grand courage est bien d’oser être soi. Les plus belles surprises arrivent souvent quand on s’y attend le moins 😉

Nous sommes le trois Janvier 2022 et je viens de terminer ce livre qui m’a embarquée de Paris à Marrakech, en passant par New York et m’a donné plus que jamais l’envie de vivre ma vie pleinement, de ne surtout pas la subir. D’aimer, le crier au monde entier, voyager, croire en mes rêves plus que jamais et surtout me donner les moyens de les réaliser et d’être heureuse.

Et vous, quels sont vos rêves les plus fous ?

Mes extraits :

« Aujourd’hui, on divorce avec légèreté parce qu’il faut tout dédramatiser, parce que rien n’est vraiment important, à part le temps qui passe. Mais celui qui cherche s’aperçoit vite que derrière les visages figés de ceux que l’administration classe désormais dans la rubrique « divorcés » se cachent des âmes broyées. Il ne reste rien, à part un immense sentiment de vide et de gâchis qu’ils auront tant de mal à combler »

• « Quand elle regarde autour d’elle, elle trouve que les couples s’emmerdent. Se fuient. Se voient sans se regarder. Se frôlent sans se toucher, sans plus se toucher, en faisant mine d’avoir oublié les nuits du début passées à se caresser. Certains sont résignés. D’autres vont chercher leur dose de frissons et d’émotions ailleurs, dans des rendez-vous volés »

• « Elle a toujours été libre et, tout à coup, elle devient prisonnière des désirs et des besoins des autres qui passent désormais avant les siens. Elle s’oublie dans cette vie pour eux. Elle se perd. Elle se noie. Le bois tue le je à petit feu »

• « Elle découvre la sérénité qu’apporte le fait d’être deux. De ne plus être seule face au reste du monde. De se blottir dans ses bras les soirs de stress pour décompresser. Elle comprend enfin ce truc qui se dégage des gens mariés, comme s’ils étaient plus forts que les autres, invincibles. En fait, ils sont juste deux »

• « La sérénité vaut toutes les passions, tous les frissons, tous les premiers émois »

• « Il y a pire que la haine, il y a le silence. L’indifférence »

« Elle est mal, tellement mal à l’intérieur. Pourtant, elle a connu d’autres chagrins d’amour, mais aucun avec cette soudaineté qui en fait la violence. Elle n’arrive pas à tourner la page, elle sombre »

« Cette absence, du jour au lendemain, est insupportable, comme si on t’arrachait un truc à l’intérieur de toi. Et tu ne penses qu’à ça, tu fais semblant de continuer comme si tout allait bien alors qu’en fait, tu penses qu’à ça »

• « Elle se demande si un jour elle aura le courage de tout plaquer, le fric, le confort, le chemin à venir déjà tracé, pour avoir une chance de se trouver »

Ma note : 7/10

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