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Le restaurant des jours heureux – Yoko Mure

Le restaurant des jours heureux – Yoko Mure

Coucou tout le monde. J’espère que vous allez bien. Je suis ravie de vous retrouver pour vous parler de ce magnifique roman découvert en ENC en tant que Lectrice Nami 💛 Une aventure qui me comble de bonheur 😍

Il faut bien avouer que les couvertures des romans de cette ME sont juste canon 🤩🤩 Je ne me lasse jamais de les admirer. Et rien que le titre nous donne envie d’entrer dans ce restaurant pas tout à fait comme les autres.

Quand sa mère décède brusquement et lui lègue son restaurant, Akiko décide de faire de sa passion pour la cuisine son métier. Elle va le transformer, à son image, en un établissement simple qui propose de délicieux plats préparés à partir de produits frais et locaux. Elle se lance dans une aventure qui pourrait lui permettre d’en apprendre plus sur celle qui l’a élevée et de se réconcilier avec son histoire familiale.

L’histoire d’Akiko m’a beaucoup touchée. Sa solitude, sa bienveillance, sa sensibilité et ses fêlures en font un personnage particulièrement attachant. C’est aussi une ode aux rencontres qui ont le pouvoir de transformer nos vies, nous encourageant à oser un changement et à croire en soi, nous accompagne dans cette voie avec générosité. Il y a des rencontres qui marquent, qui sont là pour nous et nous ouvre un nouveau chemin, en décidant de nous tenir la main. Une invitation au renouveau, à réinventer son existence pour vivre en adéquation avec ses valeurs. Avec la volonté de transmettre ce que l’on nous a appris. Parfois les épreuves nous font remettre en question notre existence, notre manière de l’aborder en nous poussant à une profonde réflexion et à donner davantage de sens à notre vie. Il n’est jamais trop tard pour tenter une reconversion, on a juste besoin de cette petite dose d’audace et le courage d’affronter ses peurs. Mais je vois déjà cette petite forte se dessiner au fond du cœur en se disant « Je l’ai fait et j’ai réussi »

Est-on heureux dans notre travail ? Qu’attendons-nous de la vie ? Qu’avons-nous faits de nos rêves ?

Un roman qui évoque aussi la place que nos animaux de compagnie occupent dans nos cœurs, l’attachement et l’amour qu’on leur porte, ainsi que le réconfort qu’ils nous procurent au quotidien. Et la douleur parfois abyssale lorsqu’on les perd. Ce vide difficile à combler. Taro, le chat d’Akiko, l’attend chaque soir. Il est son plus fidèle et affectueux compagnon qui lui offre une présence rassurante et la fait se sentir moins seule. Une ronron thérapie qui nous offre tant de douceur 😻 Une chaleur que nous avons parfois bien du mal à trouver.

Akiko va aussi emprunter le chemin de la résilience, en quête de vérité sur ses origines. Un cheminement pour trouver la paix intérieure, comprendre d’où elle vient, accepter son passé pour mieux construire son avenir.

Une lecture qui apporte un supplément d’âme en nous invitant à savourer les plaisirs simples de la vie, à cuisiner de bons plats pour les partager avec ceux que l’on aime.

Une plume douce, sensible et poétique, qui nous invite à ouvrir la porte de ce restaurant qui nous fait sentir comme chez soi, avec la promesse de jours heureux.

Un roman enchanteur et qui fait du bien, comme je les aime, que je vous recommande chaleureusement.

❓Pour une petite faim, vous êtes plutôt soupe ou sandwich ?

Mes extraits :

• « La cuisine, ça ne se mesure pas en temps, ce n’est pas une histoire d’heures et de minutes. Les cuillères à soupe, à café, ce ne sont que des repères. Un plat s’élabore avec les cinq sens : la vue pour juger de son aspect, l’ouïe pour contrôler le bruit qu’émet la préparation, l’odorat, bien sûr. Face aux ingrédients, il faut toujours se demander quel but on poursuit. Improviser ne mène nulle part »

• « Prendre un cap et le garder… Oui, c’est précieux. Important, même »

• « Malgré l’absence de verdure à l’horizon, contempler distraitement le ciel, sans travailler, confinait au bonheur. Jeune, Akiko se réjouissait quand elle mangeait du gâteau ou recevait des cadeaux à son anniversaire où à Noël, mais à son âge, désormais, elle décelait le bonheur dans des fragments du quotidien »

• « Savoir trouver le contentement même dans les petits riens, c’est ça, être heureuse »

• « Songer qu’il venait bel et bien lui rendre visite atténuait le chagrin, alors elle continuait à s’adresser à ce Taro invisible et silencieux, comme de son vivant »

• « Son restaurant était né de l’envie de créer un lieu où les gens pourraient manger un sandwich et une soupe de qualité, réalisés à partir d’ingrédients sains, dans un espace épuré aux airs de réfectoire de monastère »

• « Le chagrin que l’on ressent à la mort des animaux de compagnie est équivalent, sinon. Parfois supérieur à celui qu’on éprouve pour un être humain. J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps quand j’ai perdu un chat »

• « Ce serait peut-être une bonne chose, pour vous comme Taro, de ne vous rappeler que les souvenirs agréables, de cultiver votre reconnaissance envers lui. Il serait embêté d’apprendre que vous vous faites sans arrêt des reproches. Néanmoins, quand le besoin vous prend de pleurer, ne vous retenez pas. Quand quelque chose veut sortir, il ne faut pas l’en empêcher »

Ma note : 9/10

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