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Fais de ta vie un rêve, et de ton rêve une réalité – Natascha Lusenti

Fais de ta vie un rêve, et de ton rêve une réalité – Natascha Lusenti

Quatrième de couverture :

Emilia adore les bulles de savon, la couleur jaune et les poches (pour y glisser un livre). Elle aime écouter le chant de la pluie et observer les voyageurs à leur insu dans le tram. Emilia a deux chats, Lou et Léo, l’une aphone et l’autre borgne, avec lesquels elle tente de cohabiter dans l’appartement où elle vient d’emménager. Emilia est un peu originale, et elle n’a pas le sens de l’orientation, avec les routes comme avec les gens. Alors dans cet immeuble où elle ne connaît encore personne, elle décide d’écrire et d’afficher chaque jour dans l’entrée des billets relatant ses pensées. Ses émotions, ses espoirs, ses habitudes, les sujets varient, mais la question vitale reste la même : et vous, quand avez-vous été heureux pour la dernière fois ? Un jour, elle remarque sur l’un de ses messages un autocollant. Nicola, dix ans, a répondu à son appel. Grâce à cet enfant, et à Gina, la vieille dame du quatrième étage, Emilia va enfin redécouvrir ses propres richesses, et peut-être obtenir la chance de commencer une nouvelle vie.

Mon avis :

Je dois bien avouer que ce livre a attiré mon attention grâce à sa sublime couverture, ainsi que le titre qui a attisé ma curiosité. Après en avoir terminé la lecture, je suis restée un peu sur ma faim. Certes, le style d’écriture de l’auteure est douce et poétique mais pour moi, l’histoire a manqué légèrement de profondeur. J’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire. Cependant, j’ai trouvé les personnages d’une tendresse infinie, de par leur doutes et questionnements. L’histoire est également pleine d’humanité. Mais j’aurais aimé découvrir davantage les personnages pour les apprécier totalement. Je suis restée en superficie, j’avais envie de creuser leurs personnalités respectives.

Emilia, cette jeune femme qui est de retour dans sa ville natale, vient habiter dans l’appartement prêté par une amie . Après avoir vécu un échec, elle souhaite rebondir. Elle se donne le temps de la réflexion et trouver une raison d’être heureuse. Elle souffre de timidité et se cache derrière une grande frange qui cache ses yeux et son regard. Pour lutter contre sa solitude, elle décide d’écrire des billets commençant toujours par « Ce matin, je me suis réveillée…. »

Emilia se sent complètement perdue et humiliée par toutes les erreurs qu’elle a pu commettre. C’est dans ces moments-là qu’elle décide d’écrire des billets apaisants où elle partage ses humeurs matinales, ses souvenirs d’enfance et surtout cette question qui l’obsède : quand avons-nous été heureux pour la dernière fois ? Elle les placarde sur le panneau d’affichage dans le hall d’entrée de son immeuble.

Le premier à lui répondre est Nicola, ce jeune homme de 10 ans, passionné par la guerre des étoiles et dont les parents sont séparés. La rencontre de deux êtres sensibles qui vont se comprendre, se découvrir, s’apprivoiser et s’apprécier. Ils vont partager de doux et tendres moments ensemble remplis de confidences. Une écoute mutuelle qui leur fait beaucoup de bien.

Gina, qui a perdu son mari et son fils, a perdu le goût de vivre. Seuls les messages d’Emilia, leur belle et touchante amitié, vont remettre un peu de couleur et de légèreté dans sa vie. Ainsi que l’envie de se lever chaque matin. Les mots d’Emilia réchauffent le cœur de la vieille femme et l’aident à se débarrasser un peu de sa douleur.

Les gens se reconnaissent à travers les mots d’Emilia. Ses billets, remplis de tendresse et poésie, apaisent les cœurs. Elle parvient à mettre de la couleur dans la vie des habitants. Elle devient une véritable créatrice de lien. En prenant soin de ses pensées, comme son père lui a toujours répété, elle a réussi à trouver un nouveau foyer et de nouveaux amis. Rien que pour ce message véhiculé, positif et généreux, ce livre mérite d’être lu. Peut-être qu’Emilia nous partagera son idée du bonheur si elle parvient à le trouver ?

Ce livre donne envie de partager ses humeurs, reconnaître ses erreurs, et surtout créer du lien avec tous ceux qui nous entourent et que nous connaissons si mal finalement. Partager des moments de convivialité entre voisins, être à l’écoute des autres.

Mes extraits :

• « Ça paraît bizarre que son père ait besoin de livres pour comprendre comment être heureux, car Nicola le sait très bien, lui : il suffit de faire les choses qui font du bien »

« Toi aussi, il faut que tu trouves une occupation, Emilia, pour pouvoir t’y accrocher les jours où les rayons du soleil n’arrivent pas à percer les nuages. Faire une tarte aux pommes, pour ma mère, c’était un moyen d’avoir l’arc-en-ciel à portée de main en attendant que l’orage au-dessus de son cœur s’apaise »

• « La colère est une voleuse de lumière et aussi une tentation. C’est si facile de se mettre en colère. Ça permet d’éviter de regarder à l’intérieur de soi, ce qui n’est jamais agréable »

• « C’est pour ça que j’aime l’idée d’arbre généalogique. D’abord, parce que l’arbre est le symbole de la vie. Ensuite parce que c’est un être vivant qui a appris à se déplacer, à se reproduire, à se faire des amis et à recueillir les informations utiles à sa survie, tout en restant immobile »

• « Quand on doit décider comment remplir une boite vide en choisissant toutes les choses qu’on veut conserver, on comprend ce qui compte vraiment »

• « Comment ai-je fait pour vivre jusque-là sans boîte de joie ? – car c’est ce que deviendra l’écrin choisi par mon amie. Les boîtes sont d’excellentes cachettes. Surtout pour les belles choses que nous ne savons pas reconnaître tout de suite »

• « Les blessures sont des escarpements sur lesquels nous risquons de glisser. Elles ne guérissent que si nous parvenons à remonter la pente. Il faut repartir de zéro, exsuder la douleur et saigner. C’est pourquoi nous nous endurcissons si nous n’y prêtons pas garde »

Ma note : 7/10

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