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Danser, encore

Danser, encore

Quatrième de couverture :

Alexandre, Marco et Sophie connaissent une amitié de trente ans et autant d’amour, de blessures, de déceptions et de joies. Quand à l’âge adulte surviennent les tourments et les difficultés, le poids du quotidien et des responsabilités, sonne l’heure de faire des choix. Mais lorsque le sort frappe l’un des leurs, que reste-t-il des certitudes ? Juste un vertige, profond et déroutant, des liens indéfectibles, et parfois, comme la nécessité de respirer, le besoin de danser et celui de s’aimer. Découvrez la bande de copains drôles et attachants qui a fait le succès d’Hier encore, c’était l’été, et plongez dans une magnifique histoire d’amitié, un hymne à l’entraide, qui fait la part belle à la vie et à notre humanité.

Mon avis :

Pour avoir lu Hier encore, c’était l’été que j’avais beaucoup aimé, il était impossible de passer à côté de la suite Danser, encore. On y retrouve le même style d’écriture, qui mêle à la fois douceur, amitié, sens de la famille, empathie et bienveillance. J’aime profondément la manière qu’a l’auteure de transmettre une émotion aussi vive que d’une sincérité bouleversante, avec un grand sentiment de pudeur.

On y retrouve donc Alexandre et Sophie qui ont construit leur famille avec leurs deux enfants qu’ils aiment plus que tout. Soudés et toujours aussi amoureux malgré un quotidien bien rempli, ils ont réussi à trouver leur bonheur et leur équilibre.

Ce qui n’est pas forcément le cas de Marco, qui malgré l’amour que lui porte Pénélope depuis 6 ans, refuse toujours de s’engager et d’avoir un enfant. Immaturité, égoïsme ou choix raisonné ? Alors qu’un drame va le toucher de plein fouet et faire vaciller ses fragiles fondations, il va connaître une profonde remise en question. Solitude, réflexions, philosophie et rencontres inattendues l’aideront-ils à trouver le chemin vers une vie plus harmonieuse et à être, enfin, en paix avec lui-même ?

On y retrouve une famille unie dans les bons moments de partage et convivialité, mais surtout dans la peine. Comment se reconstruire après la perte d’un être cher ? Comment parvenir à dire adieu à une personne autant aimée ? Comment retrouver le goût de la vie ? Voici le temps de la gravité et de la maturité.

J’ai été particulièrement touchée par ces liens de sang et d’amitié si solides et indestructibles qu’aucun événement, aussi dramatique qu’il soit, ne pourra détruire. Une famille touchante, bouleversante où ils sont là les uns pour les autres. Une présence et un soutien à travers les épreuves, les décisions plus ou moins controversées. Même si par pudeur et fierté, ils ne se disent pas souvent je t’aime, ils s’offrent les plus belles preuves d’amour par la peur et l’inquiétude affichée, mais aussi la confiance offerte. Accepter de laisser ses enfants prendre leurs propres décisions, quitte à se tromper, accompagner et encourager et toujours soutenir quand le besoin s’en fait ressentir.

Un véritable questionnement sur la vie et le sens qu’on souhaite lui donner. Des épreuves douloureuses qui font grandir inévitablement et changer profondément. Une quête du bonheur pour parvenir à être en harmonie avec soi-même. S’aimer pour mieux aimer les autres, ouvrir son cœur, fendre l’armure pour faire place à la sincérité et l’authenticité. Le véritable amour mérite ces changements profonds et trouver le courage de dépasser ses peurs pour ne pas passer à côté du bonheur.

Mes extraits :

• « C’était donc cela, être père. Se soucier à vie d’un autre que soi, s’occuper de lui, penser à lui…Le faire passer devant, tout le temps. En devenant parents, ils ont relevé le défi d’incarner ce qu’ils sont de meilleur. La plus belle part d’eux-mêmes. Celle qu’ils ne soupçonnaient pas, mais qui peut tout donner, tout sacrifier, tout pardonner, qui aime inconditionnellement. »

« Au moins la maladie de son fils lui avait-elle appris l’immédiateté de la vie, son caractère insaisissable, le fait que chaque seconde s’échappait dans le temps, et que rien, finalement, n’était plus concret que le présent. Jamais il ne revivrait cette minute-là, entouré des gens qu’il aimait profondément, qui composaient son bonheur, sa raison d’être et ses tourments. Ce moment était unique et, mentalement, il s’ingéniait à le photographier »

• « Ils sont la plus belle chose qu’il ait jamais accomplie. Il ne se lasse pas du spectacle de leur apprentissage, de leurs comportements naïfs pleins de bon sens. Ce sont des anges, vraiment, dans toute leur innocence. Capables d’un amour pur et gratuit, tel qu’il ne s’en rencontre, sûrement, qu’au paradis. Au plus profond de son être, il ressent le lien invisible et indestructible qui les unit »

• « Au-delà de la peine légitime, normale, attendue, la mort faisait exploser son monde. Sa condition d’être humain perdait son illusoire stabilité »

• « Il a appris l’importance du toucher. Regarder l’autre, perdre ses doigts dans des cheveux, saisir une gorge, embrasser un lobe, caresser une nuque, soulever un corps….Il a froid sans elle. Terriblement. Elle lui a trop appris. Désormais, il souffre de cette connaissance »

• « Alors vis, nom de Dieu. Vis de ton mieux. Profite. Fais ce que tu veux »

• « Ils rirent, pleurèrent, partagèrent des sourires et des serrements de cœur, communièrent à travers cet amour immensément grand qu’ils nourrissaient pour un même être, désormais absent. Parler de lui les soulageait. »

• « Il se doit de continuer. Pour lui, rien n’est terminé. Une chose le consolait : partout, dans son âme et son corps, l’absent était devenu un second souffle qui ne le quitterait plus jamais. Rasséréné, il songea qu’il devait en faire un moteur. Et qu’ainsi, doté de cette aide invisible, omniprésente et sans commune valeur, il pourrait surmonter les obstacles et ses peurs »

• « Disons que sa mort m’a laissé deux options : crever ou avancer. Ça m’a foutu une sacrée claque, ça m’a mis par terre, mais en même temps, ça m’a fait grandir à toute vitesse. Et force est de constater qu’on voit mieux les choses d’en haut »

Ma note : 8,5/10

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