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Ciao Bella – Serena Giuliano

Ciao Bella – Serena Giuliano

Quatrième de couverture :

Anna a peur – de la foule, du bruit, de l’autoroute, ou encore des pommes de terre qui ont germé…Pour affronter sa deuxième grossesse, elle décide d’aller voir une psy. Au fil des séances, Anna livre avec beaucoup d’humour des morceaux de vie. L’occasion de replonger dans le pays de son enfance, l’Italie, auquel elle a été arrachée petite ainsi qu’à sa nonna chérie. C’est toute son histoire familiale qui se réécrit alors sous nos yeux….À quel point l’enfance détermine-t-elle une vie d’adulte ? Peut-on pardonner l’impardonnable ? Comment dépasser ses peurs pour avancer vers un avenir meilleur ? Attention, la lecture de Ciao Bella pourrait avoir des conséquences irréversibles : parler avec les mains, écouter avec le cœur, rire de tout (et surtout de soi), ou devenir accro aux pasta al dente.

Mon avis :

Je savais que je lirais de livre depuis sa sortie l’an dernier parce que j’en avais entendu beaucoup de bien, que l’histoire me parlait et que je trouvais la couverture particulière attirante et irrésistible. J’ai finalement attendu sa sortie en poche pour le découvrir mais je peux déjà vous dire que je n’attendrais pas aussi longtemps pour lire le deuxième roman de Serena Giuliano.

J’ai passé un excellent moment, tant l’écriture de l’autrice a su provoquer des émotions en moi. La sincérité, la tendresse et l’amour transpercent les pages de ce livre. J’ai aimé découvrir la vie d’Anna, le lien extrêmement fort avec sa nonna qui m’a bouleversée, l’immense respect envers ses aînés qui lui ont tant appris et donné, ainsi que la chaleur et les délicieuses odeurs provenant de la terre italienne.

Un livre qui nous fait voyager sur sa terre natale où ses racines demeurent ancrées profondément, mais également en France, cette terre d’adoption où les débuts ont été compliqués, et jusqu’au Maroc grâce à son mari. Une richesse culturelle dont elle en tirera beaucoup de force et tellement plus riche à l’intérieur de son cœur.

On découvre donc les confidences sincères et très drôles d’Anna à sa psy. Elle se moque gentiment de ses peurs et angoisses qui la rongent et l’empêchent de profiter sereinement de la vie. Parviendra-t’elle à pardonner les erreurs et le mal qui ont été fait par le passé pour s’alléger de ce poids si pesant ? Arrivera-t-elle a s’écouter profondément et s’affirmer sans toujours faire systématiquement ce que les autres attendent d’elle ? Saura-t-elle trouver le chemin vers son propre bonheur ? Entourée d’amour et de bienveillance, on est capable de se dépasser pour obtenir le meilleur.

Mes extraits :

• « Ma grand-mère est la personne qui me faisait vivre une vie de petite fille. Elle est celle qui m’achetait les robes qui tournent, des chaussures qui brillent et les glaces. Celle qui prend le temp, depuis toujours, de me transmettre les recettes et les traditions »

« J’en suis tombée amoureuse dès que je l’ai vue. En sortant de mon ventre, elle est entrée immédiatement dans mon cœur »

« Ça m’aiderait qu’on me donne les clés, la combinaison mathématique pour aller mieux, pour comprendre, pour pardonner, pour avancer sans plus jamais regarder en arrière »

• « C’est souvent le cas en Italie : les enfants ne s’éloignent pas trop pour pouvoir veiller sur leurs parents »

• « Lui dire ce que vous avez sur le cœur, de vider votre sac. Vous ne l’avez jamais fait. C’est important, pour avancer, de mettre des mots sur votre colère, de formuler votre peine »

• « Je vis au jour le jour, et encore plus depuis que je sais qu’on peut mourir jeune et en bonne santé »

• « Ne t’inquiète pas est la phrase la plus douce du monde »

• « J’ai remarqué que ce qui me fait du bien, c’est justement de faire du bien »

• « Des moments gravés à jamais. Des années de récits drôles, touchants, loufoques, sincères. Je suis triste pour les ados d’aujourd’hui qui ne pourront jamais retrouver, dans un vieux carton, un journal contenant des souvenirs d’amitié aussi précieux. Les SMS, contrairement au papier, ne traversent pas les années. On communique plus, mais on s’en souvient moins »

• « J’ai toujours adoré écrire, essayer de trouver les bons mots, la tournure parfaite qui exprimerait au mieux une situation, un instant, une pensée. J’aime écrire car cela ne fait pas de bruit. L’écriture permet de crier en silence, de pleurer sans larmes, de communiquer sans paroles »

• « Ses parents ont toujours tout fait pour lui et ses sœurs. Pour tout ça, et parce qu’ils sont aussi des gens aimants et profondément bons, il leur voue un véritable culte »

• « J’étais entre ces deux femmes que j’aimais tant. Elles me tenaient par la main. Rien ne pouvait m’atteindre. Je me sentais forte, aimée et, surtout, en sécurité »

• « Le syndrome de l’abandon est un état psychologique de sentiment d’insécurité permanent. Il est lié à une peur irrationnelle d’être abandonné : la personne qui en souffre est en demande d’affection visant à combler un manque originel, comme lors d’une séparation traumatisante dans le passé »

« Je suis bien placée pour savoir combien nos racines nous ressourcent »

• « Mon arrière-grand-mère et ma nonna ont été de vrais exemples pour moi. Elles sont restées fortes et dignes toute leur vie. Elles ont travaillé dur tout en s’occupant de leurs enfants et de leur foyer. Elles m’ont beaucoup appris, surtout que la vie n’est pas facile

• « Ça doit être génial de ne pas avoir peur de tout se dire, d’avoir une confidente, une amie et une mère dans une seule et même personne. J’espère réussir à nouer ce rapport-là avec ma fille. Je veux qu’elle puisse se livrer, qu’il n’y ait pas de tabou et une confiance absolue »

Ma note : 9,5/10

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