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Hier encore, c’était l’été – Julie de Lestrange

Hier encore, c’était l’été – Julie de Lestrange

Quatrième de couverture :

Alexandre, Marco, Sophie et les autres se connaissent depuis l’enfance. Ensemble, ils ont grandi, en toute insouciance et en toute innocence. Mais, lorsqu’à vingt ans, la vie les prend, la chute est brutale. En une décennie, cette jeunesse perdue mais pas désillusionnée va devoir se battre pour exister. A travers les drames subsistent alors l’amitié, les fous rires et les joies. Et l’amour, qui les sauvera.

Tendre portrait d’une époque, Hier encore, c’était l’été est un roman optimiste qui accroche le cœur pour ne plus le lâcher. C’est l’histoire de nos guerres quotidiennes, de nos victoires et de nos peines. C’est surtout l’histoire de la vie et d’une bande d’amis dont on voudrait faire partie.

Mon avis :

J’ai vraiment aimé suivre et voir grandir cette bande d’amis liée depuis l’enfance et soudée. Ils sont toujours là les uns pour les autres, malgré une vie souvent trépidante. Je me suis glissée, très facilement, dans la vie de ces jeunes, tous très attachants, malgré des traits de caractère très différents, où les disputes ne durent jamais longtemps.

Hier encore, c’était l’été raconte les étapes de leurs vies, le temps de l’innocence où ils se retrouvent tous pour passer leurs vacances ensemble, leurs premiers flirts, leurs études, leurs sorties. La vie semble facile, pour certains, avec la présence de leurs parents, sans avoir à gérer les problèmes du quotidien. D’autres, au contraire, ont été amenés à grandir plus vite, dans un contexte familial plus difficile, entraînant des différences de maturité.

On peut très facilement se reconnaître en chacun d’entre eux, à diverses étapes de notre vie, avec son lot de joies, peines, blessures, ruptures….On partage leurs errances au moment de rentrer dans la vie active, à travers leurs questionnements et cheminements. On se retrouve dans la fragilité de nos premiers amours, nos difficultés de vivre ensemble où l’on apprend à découvrir l’autre dans ses qualités et défauts qui nous irritent….Pas toujours évident de rester sur la même longueur d’onde au fil du temps qui passe….Chaque erreur commise se transforme en expérience de vie et fait gagner en maturité. Toutes les étapes de la vie y sont abordées de manière émouvante, du coup de foudre à la passion, des disputes aux séparations ou réconciliations, de la maladie au deuil. Jusqu’aux liens familiaux, avec l’importance et le rôle des grands-parents qui nous relient à cette période si tendre et innocente de l’enfance. Sans oublier l’importance de la communication dans tout type de la relation, savoir se parler honnêtement.

En effet, chaque rencontre, qu’elle soit amicale, amoureuse, professionnelle, éphémère ou durable, nous enrichit toujours humainement et fait de nous la personne que nous sommes.

Ce livre nous entraîne, finalement, dans certaines réflexions sur la vie en général, sur le temps qui passe à toute vitesse et nous (re)fait prendre conscience qu’il y a une fin à tout. Qu’il n’est pas toujours aisé de trouver un équilibre harmonieux entre le travail, la vie de couple et de famille, les sorties entre amis sans jamais délaissé quiconque. Sans faire s’inviter la culpabilité dans nos vies où l’on ne cesse de courir toujours plus. Et alors que l’on cherche souvent l’amour assez loin, il se situe pourtant souvent devant nos yeux sans que l’on s’en aperçoive, ou sans réaliser e l’importance des personnes qui nous entoure quotidiennement. Quand deux personnes sont faites pour être ensemble, l’évidence finit toujours par apparaître, peu importe le temps nécessaire.

Ce livre m’a réellement fait passer un agréable moment, à travers différentes relations plus fortes les unes que les autres, pleines d’une sincérité à toute épreuve. Une lecture qui fait énormément de bien dans cette période où nous avons besoin, plus que jamais, de lien, d’amitié et d’amour.

Mes extraits :

« Au fond de lui, couvait cette certitude qu’il n’avait plus le choix, qu’il devait vivre quelque chose avec cette fille-là, contre vents et marées »

• « En tant que médecin, il savait mieux que quiconque que la solitude et l’ennui pouvaient s’avérer plus fatals que n’importe quelle maladie »

• « Il était très heureux tout en ayant cette peur irraisonnée qu’elle reparte sans prévenir. Cette crainte ne le quittait jamais, y compris lorsqu’il l’a tenait contre lui, même lorsqu’ils faisaient l’amour. Il ressentait cette angoisse de la perdre qui lui faisait comprendre qu’il aimait pour la première fois »

• « Sa petite sœur était une originale, lui un classique, et probablement ne se seraient-ils jamais aimés s’il n’y avait eu entre eux ce lien du sang qui les cousait d’affection et qui faisait que, depuis le jour où elle était née jusqu’à celui où il mourrait, elle demeurerait sa petite sœur e fluide son grand frère »

• « Il s’apprêtait à voir sa grand-mère pour probablement l’une des dernières fois, tout comme le reste de la famille qui s’était arrangé pour être là en même temps. Chacun était mû par la commune motivation de se réunir autour de l’aïeule et de lui faire le cadeau de sa présence, le seul susceptible de lui faire encore plaisir »

• S’il n’avait pas rencontré Marie, il n’aurait pas su ce qu’aimer voulait dire. Il n’aurait pas vécu la boule au ventre, le grand trouble, ce besoin de l’autre comme on a besoin d’air, cette envie de briller dans les yeux de quelqu’un »

• « Il trouvait les relations amoureuses d’une grande absurdité. Surtout la fin. Du jour au lendemain, il fallait décréter que l’autre n’existait plus. Mais les sentiments, eux, existaient toujours. Le manque aussi. Il se sentait orphelin. Aucune autre relation ne souffrait de ce type d’abandon »

• « Les blessures n’étaient pas cicatrisées, mais la paix était signée. Alexandre savait qu’il faudrait un peu de temps pour que les choses redeviennent comme avant. Il savait que c’était à lui d’œuvrer à la reconstruction »

• « Il était désemparé. Tout évoluait autour de lui, tout vieillissait, et il se rendait compte, non sans frayeur, que cela le renvoyait à sa propre condition d’être mortel. C’était la première fois qu’il réalisait cela. Où donc était passé le sentiment d’invincibilité qu’il avait pendant longtemps éprouvé ? Envolé, en même temps que l’enfance et l’adolescence. Il était désormais adulte »

• « Ils prirent soin de la distraire. Alexandre fut celui qui s’investit le plus dans cette entreprise. D’une part, parce qu’il l’aimait et d’autre part, parce qu’il mettait un point d’honneur à ne pas la laisser tomber au moment où elle avait le plus besoin de lui »

• « Si elle se cadenassait ainsi, il y avait une raison. Peut-être était-ce le moyen de ne pas basculer dans le désarroi le plus total. Elle s’ouvrirait d’elle-même lorsqu’elle se sentirait suffisamment en confiance pour le faire. Le temps était un facteur déterminant »

• « Le plus difficile n’était pas de parler mais de se mettre à nu. Il n’hésita cependant pas longtemps devant l’importance du moment. Il avait le sentiment de jouer sa vie »

« Il la remercia pour tout ce qu’elle avait fait pour lui. En premier lieu pour cet amour inconditionnel qu’elle avait dispensé gratuitement, qui s’était traduit par des câlins, des chansons et des vacances passées à ses côtés, enfin par mille petites attentions qu’il était incapable d’énumérer mais qui constituaient en lui une base aussi solide que du ciment »

Ma note : 8,5/10

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