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Rencontres au parc Hinode – Michiko Aoyama

Rencontres au parc Hinode – Michiko Aoyama

Coucou tout le monde, je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler de ce roman et de mes retrouvailles avec la littérature japonaise que j’aime tant. Douce et poétique, elle fait du bien à l’âme et offre de jolies réflexions sur la vie. C’est une histoire d’amour qui se prolonge et que l’on ne veut jamais se voir se terminer, elle agit comme un pansements sur nos propres blessures.

Direction la banlieue de Tokyo où l’on découvre des personnages attachants, à l’aube d’un choix de vie, leur offrant un nouveau départ avec, comme point commun, l’achat d’un appartement dans la résidence neuve de Advance Hill, qui gonfle les cœurs d’espoir. Le destin de cinq personnages en proie au doute. Il y est notamment question des rencontres du hasard qui nous font nous sentir moins seul, nous redonne confiance et nous offrent un bel exemple à suivre.

De nombreux sujets sont évoqués comme la jalousie, les jugements trop faciles sans connaître l’autre, le sentiment d’être mis à l’écart, notre capacité à nous intégrer et à trouver sa juste place au sein d’un groupe, l’art du faux-semblant et des non-dits, les difficultés à communiquer. Notre manière d’ériger des murs et de garder nos distances par ignorance et préjugés.

Ce roman bienveillant et humain est une invitation à se reprendre en main, à se remettre en question, à être en accord avec soi-même. En écoutant les conseils de ceux qui nous veulent du bien et nous montrent le chemin. Avoir conscience que nous avons entre nos mains notre bonheur et notre volonté de changer.

Chacun se pose des questions existentielles sur le bonheur, la réussite, les doutes, la place que l’on occupe dans la société, les émotions qui nous traversent, les angoisses concernant l’avenir, soucieux du regard des autres.

Une philosophie de vie qui montre que tout est possible à qui croit en soi, en se donnant à fond, malgré ses lacunes et à trouver une force intérieure pour dépasser les obstacles.

Je vous invite à découvrir ce mystérieux parc Hinode et son hippopotame, surnommé Hippohiko Hippocrate ,et ses pouvoirs magiques.

Une lecture que j’ai profondément aimée, apaisante et délicate, qui agit comme un baume réconfortant sur notre cœur.

Mes extraits :

• « Je n’ai aucune envie de battre les autres, je veux juste donner le meilleur de moi-même »

• « Il n’y a rien de mal à faire des efforts dans le but d’être félicité. Mais si c’est le seul objectif, on finit par se décourager dès qu’on n’est plus complimenté. En réalité, ceux qui donnent tout pour s’épanouir, s’épanouiront comme il faut, qu’on les complimente ou non »

• « Plus que tes notes, c’est de voir que tu t’investis pleinement qui me rend heureuse »

• « Selon moi, l’inquiétude démontre une grande capacité d’imagination. Les angoisses se rapportent à ce qui n’est pas encore arrivé et à notre ressenti vis-à-vis des autres. Être inquiété est la preuve qu’on possède de l’inventivité. La prévenance, la gentillesse, tout cela en découle. Si tu es de nature soucieuse, c’est que tu as bon cœur »

• « Concentre-toi uniquement sur le présent, pas sur l’avenir ni sur les autres »

• « Notre corps se transforme constamment et nous transmets différents messages, à un timing propre à chacun. Il est capable de changer de manière étonnante pour de petites choses. En positif, ou pas »

• « Si tu te focalises sur la douleur, sur le fait que ça ne guérit pas, c’est-à-dire en plaçant ta conscience sur tes jambes, ton cerveau va encore faire fausse route. Il est important de se détourner de l’inquiétude, plutôt que de l’affronter. Concentre ton attention sur des choses qui te plaisent »

• « Je n’ai jamais participé à une course de relais. C’est tombé sur moi, alors je fais essayer, voilà. Je m’amuserai peut-être, ou ce sera peut-être horrible, mais je ne peux pas le savoir tant que je n’essaie pas »

« Une fois guéri, le corps humain ne revient pas à son état précèdent. Il conserve l’expérience et la mémoire des maladies et blessures. Le corps, le cœur et le cerveau également. Après le rétablissement, on devient un autre soi-même »

• « À dix ans, on ignorait encore beaucoup de choses, on en découvrirait beaucoup d’autres, on ressentirait pleins d’émotions différentes. Nos goûts, nos dégoûts, nos passions, nos épreuves… on les mémoriserait en s’y frottant, pas en se pelotonnant par peur du regard des autres, des moqueries, de ne pas être classe »

Ma note :9/10

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